Mercredi 20 décembre 2006

 
Molsheim
Mutzig / La Cantarelle
 

Un très grand cru

Le concert offert par la Cantarelle samedi 16 décembre à l'église Saint-Maurice, comble pour ce rendez-vous musical, était en tous points remarquable. Il classe cet ensemble parmi les valeurs sûres du chant choral de la région.

On pouvait légitimement émettre quelques craintes avec le départ du chef Christophe Koch, un cap difficile à franchir pour une chorale. Les deux nouveaux directeurs, Marc Gillmann et Laurent Gross, ont superbement relevé le défi.
 La veillée de Noël 2006, intitulée « Que reste-t-il », a montré une Cantarelle toujours aussi jeune, sachant se renouveler, toujours aussi dynamique. Elle était accompagnée d'un ensemble instrumental, qui cette année, a su se montrer plus discret, tout en mettant bien en valeur les magnifiques voix des choristes.
 C'est le père Lucien qui a souhaité la bienvenue au public parmi lequel le maire Roger Niggel et l'adjoint Raymond Bernard, avant de céder la parole à Coline et Véronique, responsables de la communauté de L'Arche, qui vient en aide aux personnes souffrant d'un handicap mental, le fruit du plateau leur étant destiné.
 Quarante choristes, dix ténors et basses, trente sopranos et altos, dans le choeur de l'église entamaient leur premier chant, « A white rainbow » De suite, le public est séduit par la belle harmonie des voix et la maestria avec laquelle Marc dirige tout ce monde. Les voix masculines, minoritaires, tirent merveilleusement bien leur épingle des partitions. Le ton est donné.
 Chaque chant est précédé de l'intervention d'un récitant, membre de la chorale, avec des textes riches et profonds invitant à la méditation, textes bénéficiant d'une diction remarquable et d'un accompagnement musical tout en sourdine.

Un répertoire éclectique

 Les auditeurs ont pu apprécier l'interprétation souvent originale de chants connus comme « Yesterday », « Que reste-t-il de nos amours », « Fais comme l'oiseau » et ses arrangements musicaux.
 Laurent prend la relève pour quelques morceaux, avec comme baguette, l'archet de son violon, la prestation demeure égale à elle-même, c'est à dire excellente.
 Changement de rythme, de lieu et d'horizon avec « El alma », « Afrika », « I believe », rythme époustouflant qui subjugue l'auditoire avant de s'achever tout en douceur, voix et lumière s'éteignant graduellement en plongeant le public dans une bien douce léthargie.
 Le répertoire éclectique, allant de la berceuse au jazz, a permis d'exprimer joie et peine tout au long de la soirée. Remarquables également, les solistes délicatement soutenus par l'ensemble du choeur. Le concert s'est terminé par « Douce Nuit », accompagné par toute l'église. Les nombreux rappels ont poussé les choristes et les musiciens aux prolongations.
 Laure Hochstetter n'a pas manqué de remercier le public et les musiciens : René au piano, Christian à la batterie, Pierre à la basse, Jérémie à la guitare, Laurent au violon et Marc aux percussions, avant d'inviter à un moment de partage et de convivialité au foyer, autour de bredele et de vin chaud.

Édition du Mer 20 déc. 2006

L'église St-Maurice a connu, une fois de plus, un merveilleux moment musical. (Photo DNA)
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© Dernières Nouvelles d'Alsace - 2006


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